mardi 6 mars 2018

Le regard ...

"  Voir ce que l'on ne voit plus , regarder autrement dans la magie et le rêve ... "
 Rachid Khimoune 
nous entraine  dans son royaume ... :-)


L' oeuf qui nous accueille est une oeuvre née pour cette exposition 
au Centre d' art contemporain à Dreux 
" l' ar(T)senal "
À l'origine de la vie il symbolise à lui seul tout l' imaginaire de
Rachid Khimoune
Que pourrait-on laisser de notre civilisation ? 
est une question qui taraude notre sculpteur ... la réponse est : la plaque d' égout 
encore appelée " regard de chaussée "







c' est avec cette " peau de la rue " qu' il habille ses enfants du monde ... :-)


Ses tortues  , symbole de fertilité et de sagesse
Rachid Khimoune les a sculptées à partir de casques militaires
de différentes armées ...


" Ce sont mes horreurs de la guerre " dit-il
Chaque année le reptile disparaît pour hiberner puis ressort au printemps
comme les conflits armés toujours présents sur notre vaste monde  ..  :-(


Avec " le bestiaire " nous entrons dans l' univers de Rachid
qui est un monde imaginaire qui ne respire que la poésie ...




Ces animaux sont constitués à partir d' objets mis au rebut.
Et puis il y a les masques ...


qui n' ont rien d' africain ...




Rien que des vieux bidons , des chaines de vélo ,
il fait chanter ce que le monde jette ... :-)





Contrairement à son Pinocchio
Rachid Khimoune ne sait pas mentir
quand il rêve ...!!

" Ils sont d' une autre race et ne le savent pas
Ils sont d' un autre clan et se mêlent à vous
Ils vous tendent leurs mains
et vous donnent le bras
Vous les laissez passer ils ne sont pas à vous
Il y a vingt mille ans qu' ils te rentrent dans l' oeil
Il y a vingt mille ans que tu ne les vois pas
Il y a vingt mille ans que tu voudrais les voir
Et si tu les voyais eux ne te verraient plus
Ce sont des gens d' ailleurs
Les artistes ..."

                                                          Léo Ferré


mercredi 14 février 2018

C' est Toi ...

Lorsque l' adolescente nocturne fut arrivée devant la cabane
dont la seule issue sur le dehors était une porte si exiguë
que seul un corps glorieux aurait pu se glisser dans son ouverture ,
elle entendit , dans le silence de l' aube , sangloter à l' intérieur
celui qui la pleurait comme on pleure les morts .
Et elle frappa à la porte et la voix demanda de l' intérieur :"  Qui est à la porte ? "
Elle répondit : " c' est moi ..."


Alors il y eut un grand silence , et les arbres eux-mêmes cessèrent leur murmure
et ne laissèrent plus fuser les premières notes des oiseux chanteurs .
Mais la voix ne répondit pas de l' intérieur 
et la porte exiguë ne s' ouvrit pas ...

Alors l' adolescente s' enveloppa du voile de la méditation ,
sans une plainte , sans un soupir ,
elle s' étendit à terre contre la porte .


Et toute la journée et toute la nuit , elle resta étendue , 
la tête enfoncée dans le voile de la méditation ,
et elle mûrissait ainsi en son coeur la notion essentielle qui veut  que
les privilégiés de l' Amour meurent d' abord complètement à eux-mêmes
avant de se présenter devant l' Amour .


C' est pourquoi , prête désormais à aborder la porte , 
elle se releva et alla d' abord s' abluer à la rivière ,
puis d' un pas assuré elle revint vers la cabane et heurta la porte .
Et la voix demanda de l' intérieur : "Qui est à la porte ..? "
Et l' adolescente , cette fois , répondit : " C'est toi . "
Et la porte s' ouvrit d' elle-même ...

Et le reste est le mystère des privilégiés de l' Amour .

                                                                                         Légende arabe 


samedi 10 février 2018

Faits d' hiver ...

 La neige était annoncée ...


Mais quelle surprise au réveil ...


À la lumière de ce petit matin ...


on mesurait l' épaisseur ..?
sans mentir , bien 25 cm ... !!


Le petit déjeuner réchauffé fut consommé au chaud  ...!!


Elles se réveillaient à peine et avaient du mal à articuler  un " bonjour "

" Si éclairants soient lez grands textes , 
ils donnent moins de lumières que les premiers flocons de neige ... ! "
                                                                    Christian Bobin

                                                  Aujourd'hui tout fond lentement ...